Lettre à Monsieur le commissaire du gouvernement représentant l'Etat au conseil d'administration de Thales Avionics - Page 2 PDF Imprimer Envoyer
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Mardi, 24 Novembre 2009
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Le 1er juillet 2009, en matière de production des équipements, Thales Avionics a annoncé sous couvert d'un projet dit d'adaptation industrielle, son intention de réorganiser sa production en transférant ses plus grandes productions d'équipements (pour l'Airbus A320) de Meudon et Bordeaux vers Singapour. Ce transfert impacte directement des catégories de salariés qui, en France ressentent le plus cruellement l'effet de la crise actuelle. Ce projet, d'un coût estimé par la direction de 7 M€ impacte la trésorerie de l'entreprise pendant 3 ans, alimentée par le CIR et le plan de relance du gouvernement à travers les grands programmes militaires, supprime environ 200 postes en région bordelaise et parisienne poru en créer 70 à Vendôme mais surtout 70 à Singapour (vous noterez au passage que 60 postes disparaissent purement et simplement). Ce projet ouvre la porte à une généralisation de cette pratique pour la production des produits du futur, et constitue un danger en matière de recherche & développements, au bénéfice des zones bas coûts dans conditions de travail non identifiées.

Enfin, en 2009, en matière de recherche et développements, Thales a créé un centre important de partenariat R&D à Singapour. Il vient de créer CINTRA, une unité mixte internationale en partenariat avec le CNRS et la Nanyang Technological University de Singapour de recherche en nanotechnologie pour l'électronique. Il s'agit bien du même domaine que celui du pôle de compétitivité de Grenoble pour lequel Thales Avionics reçoit des subventions (PHILEAS).

Tout ceci illustre parfaitement le mouvement de migration de ses activités vers l'Asie qu'opère notre société, au détriment des emplois et des compétences en France, tant en interne qu'en ce qui concerne nos sous-traitants. Ceux-ci déjà fragilisés par la crise, perdent leurs contrats avec Thales Avionics au profit d'entreprises localisées en Asie, ou procèdent eux-mêmes sans aucun retour possible à la même migration.

Comment pourrait-on accepter sans rien dire de tels comportements? A quoi peuvent servir les Etats généraux de l'industrie si ce n'est qu'à interdire ces comportements? Que penser de l'intérêt de la suppression de la taxe professionnelle, dès lors que l'assiette même de cette taxe est chaque jour plus réduite? Que penser de la volonté du gouvernement visant à permettre une vraie politique industrielle en France, pour maintenir et développer des emplois qualifiés à forte valeur ajoutée en France à long terme?

Nous sommes surpris et inquiets de voir une filiale du groupe Thales, dont l'Etat est le premier actionnaire, proposer un plan de délocalisation industrielle en totale contradiction avec ces enjeux, destructeur d'emplois très qualifiés au sein de Thales Avionics et chez ses fournisseurs.

Nous sommes inquiets des réponses d'une direction se cantonnant à dire aux membres du CCE qu'elle n'a pas d'autres alternatives à présenter!



 

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