Lettre ouverte adressée à la Conférence des Nations Unies de Copenhague PDF Imprimer Envoyer
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Mardi, 22 Décembre 2009
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Sur le rôle du Tibet dans la recherche de solutions au changement climatique.

Nous aimerions insister auprès des participant(e)s de la prochaine conférence des Nations Unies sur le changement climatique de Copenhague sur l'attention sérieuse qu'il convient d'accorder au « troisième pôle », le Tibet, reconnu comme la troisième masse glaciaire de la planète après l'arctique et de l'antarctique. Nous sommes convaincus que les politiques menées dans un cadre multinational afin d'atténuer les causes et s'adapter aux effets du changement climatique doivent prendre en compte les défis du changement climatique au Tibet, et se doivent d'inclure la participation directe des Tibétains et en particulier celle des nomades.

Les 18-19 novembre derniers, les parlementaires de 30 pays différents se sont réunis à Rome pour participer à la 5ème Conférence parlementaire mondiale sur le Tibet. Les changements climatiques étaient un des thèmes majeurs des débats. La déclaration finale fait état des constatations suivantes :

La dégradation de l'environnement sur le Plateau tibétain, dénommé le troisième pôle, est la conséquence du changement climatique causé par l'émission de gaz à effet de serre, la mauvaise gestion des ressources naturelles par le gouvernement chinois, les intérêts commerciaux, la relocalisation et la sédentarisation forcée des nomades tibétains qui les éloigne de leur cadre traditionnel de vie et de la gestion des prairies » ; et

Les politiques chinoises visant à atténuer et à s'adapter aux effets du changement climatique sur le plateau tibétain concernent plus d'un milliard de personnes en Asie ; l'implication et l'expérience des Tibétains est nécessaire à la réussite de la mise en œuvre de politiques sur le changement climatique ».

De plus, la déclaration parlementaire demande :

« Aux gouvernements d'explorer les mécanismes multinationaux qui permettront de travailler de manière coordonnée sur les défis du changement climatique au Tibet, y compris grâce à la participation directe des Tibétains. À cette fin, les participants de cette conférence rédigeront et publieront une lettre ouverte exprimant le rôle crucial du Tibet en tant que troisième pôle et ce avant la tenue de la conférence des NU sur le changement climatique de Copenhague ».

Les effets du changement climatique sur le Tibet ont été bien démontrés. Les températures sur le plateau s'élèvent plus rapidement que dans les autres régions du globe. Les glaciers fondent, ce qui augmente l'exposition des roches et du sol ainsi que l'absorption des radiations solaires et accélère le réchauffement. En raison de variations du cycle de la mousson, une grande partie du Tibet s'assèche et se désertifie. Ces changements ont été amplifiés par les politiques du gouvernement chinois envers le mode de vie traditionnel et ancestral des populations nomades.

Le Tibet, considéré par la Chine comme son « premier réservoir d'eau », fournit de l'eau à une dizaine de nations situées en aval. La disparition des glaciers entrainera à long terme de graves pénuries en eau. Plus d'un milliard de personnes en Asie sont directement concernées par l'avenir des glaciers et des prairies du Tibet. Le peuple tibétain est le principal concerné par les conséquences de ces changements et doit être amené à jouer un rôle prépondérant dans la mise en œuvre de solutions.

Le Tibet occupe une place centrale dans la recherche d'une solution globale au changement climatique. En tant que principal source d'approvisionnement des rivières et d'eau de pluie de la mousson en Asie, les prairies du Tibet pourraient être amenées à jouer un rôle de ‘puits de carbone' si elles étaient correctement gérées. Pour ces raisons, nous demandons aux négociateurs de la Conférence de réfléchir à des politiques qui tiennent compte des points suivants :

1. Mener des évaluations scientifiques internationales et indépendantes sur les changements de l'écosystème et des ressources en eau et sur les politiques d'utilisation des terres sur le plateau tibétain.

La participation de scientifiques, de protagonistes tibétains ainsi que des nations qui dépendent de l'eau du Tibet est nécessaire pour mener à bien un examen rigoureux des conditions sur le plateau. Ceci permettra de définir une approche équitable et durable en vu d'adapter et d'atténuer les effets du changement climatique dans la région et de restaurer un écosystème et une gestion des prairies et forêts sur base des résultats des recherches scientifiques.



 

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